Représentation du mois de juillet sur une mosaïque romaine. Photo : Ad Meskens / Wikimedia Commons

L’origine de notre calendrier

Le décompte moderne du temps est basé sur le calendrier déjà utilisé par les Romains. Par conséquent, les noms des mois ont eux aussi une origine romaine.

Les Gaulois utilisaient un calendrier lunaire, basé sur 12 mois qui comptaient alternativement 29 et 30 jours (un mois additionnel de 30 jours permettait, tous les 30 mois, de faire concorder le cycle lunaire avec l'année solaire de 365 jours).

Les Romains, en revanche, fondaient le décompte du temps sur la révolution de la Terre autour du Soleil. Le calendrier julien, établi par Jules César en 46 avant notre ère, est à quelques détails près celui que nous utilisons encore aujourd'hui. Les années étaient décomptées à partir de la date de la fondation de Rome, en 753 av. J.-C. Mais c'est surtout par le nom des deux consuls en exercice ou par les titres de l'empereur que l'on désignait une année précise.

Les Gallo-Romains adoptèrent sans doute le calendrier julien, même si certaines découvertes attestent la vivacité du système gaulois, tout au moins dans les campagnes.

Moins complexe que le système romain des ides et des calendes, la semaine de sept jours désignés selon les sept « planètes » connues (y compris le Soleil et la Lune) est attestée en Gaule au IIe siècle. La semaine commençait le samedi ; le dimanche de repos, tradition judéo-chrétienne, n'existait pas.

Enfin, les jours étaient divisés en 24 heures à partir de minuit ; on pouvait les mesurer à l'aide d'horloges à eau et de cadrans solaires. L'heure n'était pas subdivisée en unités plus petites.

Le nom des mois et, dans les langues latines, celui des jours illustrent bien l'héritage antique dans notre quotidien.

Représentation du mois de mai sur une mosaïque romaine. Photo : Ad Meskens / Wikimedia Commons

Représentation du mois de septembre sur une mosaïque romaine. Photo : Ad Meskens / Wikimedia Commons

mensis Januarius de Janus, dieu des portes
mensis Februarius du latin februo : expier, purifier. Dernier mois de l'ancien calendrier romain, d'où ses 28 jours seulement et son jour additionnel les années bissextiles
mensis Martius de Mars, dieu de la guerre
mensis Aprilis du latin aperio : ouvrir, fleurir
mensis Maius de Maius, dieu de la croissance
mensis Junius de Junon, déesse de la famille et du mariage
mensis Julius en l'honneur de Jules César, réformateur du calendrier
mensis Augustus en l'honneur d'Auguste
mensis September du latin septem : le 7e mois de l'ancien calendrier
mensis October du latin octo : le 8e mois de l'ancien calendrier
mensis November du latin novem : le 9e mois de l'ancien calendrier
mensis December du latin decem : le 10e mois de l'ancien calendrier

Buste en marbre de Jules César. Encore de nos jours, le mois de juillet évoque le général romain. Musée départemental Arles antique. Photo : Wikimedia

Gaius Iulius Caesar Octavianus Augustus. Le mois des moissons – août – doit son nom à Auguste. Glyptothek München. Photo : Wikimedia

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Musée national suisse
Le Musée national suisse (MNS) est l’unité administrative faîtière qui regroupe trois musées : Le Musée national Zurich, le Château de Prangins et le Forum de l’histoire suisse à Schwyz, ainsi que le centre des collections d’Affoltern am Albis. Les musées consacrent leurs expositions à l’histoire de la Suisse, depuis les époques les plus reculées jusqu’à aujourd’hui ; ils fournissent ainsi leur contribution à l’étude des identités suisses et des contrastes et de la variété qui marquent notre histoire et notre culture. Des expositions temporaires sur des sujets plus en prise sur l’actualité complètent leur offre.

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