
La bataille de Malplaquet
À l’apogée de la guerre de Succession d’Espagne, la bataille de Malplaquet – la plus sanglante du XVIIIe siècle – se tint le 11 septembre 1709 dans l’actuelle Belgique et fit plus de 22 000 morts et blessés. Des mercenaires suisses se faisaient face Sur le champ de bataille, et 8000 d’entre eux périrent.


À qui peut se vaincre soi-même, il est peu de chose qui puisse résister.
Préambule d’une guerre sanglante
L’agitation belliciste permanente de Louis XIV, la persécution des huguenots et la politique mercantiliste agressive de la France dans les décennies précédant le conflit attisèrent un fort sentiment anti-français sur l’ensemble du continent. Alors que la Bavière avait combattu aux côtés de la France de 1701 à 1704, Louis XIV ne parvint pas à la rallier à nouveau à sa cause. La Suède, le Danemark, la Russie impériale, la Saxe et l’Union de Pologne-Lituanie n’étaient quant à elles pas en mesure d’apporter leur soutien au souverain français du fait de leur implication dans la Grande Guerre du Nord (1700-1721). Cependant, la France restait la nation la plus puissante d’Europe en raison de ses forts revenus et de sa situation géographique enviable. Les Français disposaient d’une puissance militaire suffisante pour défendre leurs frontières et leurs intérêts politiques en Espagne. Ils remportèrent même des victoires impressionnantes à Nice (1706), Almansa (1707), Toulon (1707) et Alicante (1709).
Je trouvai les troupes dans un état déplorable, sans vêtements, sans armes et sans pain.
Les Suisses dans la bataille de Malplaquet
Les frères étaient en face des frères… Ces hommes faisant taire la nature s’abordèrent avec furie, ne songeant qu’à prouver leur fidélité… La folie du massacre avait succédé à l’enthousiasme de la bataille; lors de leurs assauts, les bleus [les mercenaires suisses qui combattaient pour la France] et les rouges [les mercenaires suisses au service des Provinces-Unies] défoncèrent les palissades dans une lutte sanglante, les corps s’entassaient dans les tombes…
Conséquences et paix de Baden
Dieu a donc oublié tout ce que j’ai fait pour lui?
Encore une défaite comme ça, Sire, et nous avons gagné la guerre.


