
À Genève, un coup de feu
En 1936, Stefan Lux se suicide lors d’une séance plénière de la Société des Nations. Il entend ainsi pousser la communauté internationale à faire front contre la politique du régime nazi.
Une mort publique à titre d’avertissement
Des écrits prophétiques
Un espoir vain
[Ses derniers mots] étaient: «Je suis le dernier», et peut-être voulait-il dire par là qu’il est le dernier à protester au prix de sa vie contre les méthodes genevoises qui consistent à tout traiter en prenant des gants. Mais peut-être a‑t-il en réalité dit: «Je ne suis pas le dernier», et ce coup de feu tiré en pleine salle du Conseil à Genève était censé symboliser que l’arme mortelle qu’est la violence fait désormais aussi la loi à Genève.


