
Quand le chapeau soutenait l’économie
Au XVIIIe siècle, la sparterie et la chapellerie n’avaient pas bonne réputation en Suisse. On disait leurs ouvriers paresseux. Un siècle plus tard, la fabrication de chapeau devient une affaire florissante.
Importation du Sud
Favorisé par la mode, qui met les chapeaux de paille au goût du jour à partir du milieu du XIXe siècle, le tressage de la paille ne peut plus être qualifié de laxisme et d’oisiveté. Même si les travailleurs ont certainement dû passer de bons moments dans les maisons éclairées (Lichthäuser). La lumière artificielle étant une chose rare et parfois coûteuse, les gens venaient travailler dans des salles éclairées accessibles au public, mais aussi dans des pièces privées, et partageaient la lumière disponible, issue principalement de bougies et de chandeliers.


Le fils inventif de la famille Ritz
Le patron s’informe souvent des dernières tendances de la mode chapelière directement à Paris ou à Milan. Qu’il s’agisse du panama, du canotier ou de la capeline, Heinrich Ritz rapporte les droits de fabrication chez lui après chaque visite aux salons internationaux de la mode. Là, des modistes lui proposent parfois leurs propres créations. H. Ritz fait venir les meilleures d’entre elles de Berlin, Vienne ou Dresde.
Coup de grâce avec les perruques et coiffures


