
Pouvoir et splendeur des perruques
Elle parachevait toutes les tenues à la mode des époques baroque et rococo: il s’agit bien sûr de la perruque. Devenue tendance à la cour de France d’où elle se propagea dans toute l’Europe, la perruque a longtemps constitué un marqueur social, tant chez les hommes que chez les femmes.
Un essor dopé par la syphilis et Louis XIII
Louis XIV et la perruque allongée
Pommades, parfums et poudres
Multiplication des modèles au XVIIIe siècle


Marie-Antoinette et la «coiffure à la Belle Poule»
La plus éminente représentante de la «coiffure de style pouf» était l’épouse du roi Louis XVI (1754-1793), Marie-Antoinette (1755-1793), dont les spectaculaires œuvres d’art capillaires défrayèrent la chronique. Parmi les critiques les plus bienveillantes figurent celles de sa mère Marie-Thérèse, qui les exprima en mars 1775 dans une lettre envoyée depuis Vienne: «(...) c’est la parure dont vous vous servez; on la dit depuis de la racine des cheveux 36 pouces de haut, et avec tant de plumes et de rubans qui relèvent tout cela! (…) Une jeune et jolie reine, pleine d’agréments, n’a pas besoin de toutes ces folies; (...) je ne puis m’empêcher de l’avertir sur cette petite frivolité (...).» Ces quelques lignes semblent déjà préfigurer la destinée tragique de Marie-Antoinette qui, comme on le sait, fut envoyée à la guillotine en 1793...
Le temps du déclin
La noblesse conserva uniquement le principe des perruques «uniformes» pour habiller les servants lors des galas, cette pratique permettant d’assurer l’uniformité et l’anonymat du petit personnel. Les juges du Commonwealth conservèrent eux aussi la perruque, symbole de la dignité de leur fonction. Après un ultime sursaut dans la mode féminine des années 1960, théâtres et carnavals sont désormais les derniers fiefs des perruques, confectionnées pour la plupart en fibres synthétiques et «made in China».


